Comme la France en septembre 2017, le Portugal pourrait être touché par une pénurie de carburant. La raison est la même : une grève des transporteurs, qui réclament une hausse de leurs salaires, explique France 3. Ils en ont pourtant déjà obtenu une, pour 2020, après un premier mouvement de grève il y a quelques mois. Ils réclament désormais de nouvelles hausses pour 2021 et 2022.

Face au refus du gouvernement, les transporteurs ont mis leur menace de grève à exécution lundi. De nombreux automobilistes avaient anticipé ce mouvement et les stations-service ont été prises d’assaut. Lundi, 18% des quelque 3.000 stations-service du Portugal étaient déjà à sec, selon un site internet sur lequel les automobilistes renseignent les informations sur les ruptures de stock.

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“La grève peut durer 10 ans si nécessaire”

De quoi pousser le gouvernement à décréter une “situation de crise énergétique” jusqu’au 21 août : 400 stations-service (dont une partie dédiée aux véhicules prioritaires), choisies par le gouvernement, seront entièrement ravitaillées dans le pays. Le gouvernement a assuré que le service minimum avait été respecté lundi matin : celui-ci oblige les transporteurs à fournir la moitié du carburant prévu. Des chauffeurs grévistes ont été réquisitionnés pour travailler, ce qu’ont dénoncé les syndicats.

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500 gendarmes et policiers ont été formés pour conduire les camions-citernes et pourraient être rejoints dans cette activité par des militaires si la situation perdure. Les véhicules sortant des raffineries ont également bénéficié d’une escorte policière. Le bras de fer ne fait que commencer. “La grève peut durer 10 ans si nécessaire”, a promis un représentant syndical des transporteurs de carburant dans les colonnes du Diário de Notícias.