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L’agence de presse Bloomberg sanctionnée pour avoir diffusé de fausses nouvelles à la Bourse de Paris

L’agence de presse Bloomberg sanctionnée pour avoir diffusé de fausses nouvelles à la Bourse de Paris

La diffusion de ces fausses informations avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28 % à la Bourse de Paris en novembre 2016.
La diffusion de ces fausses informations avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28 % à la Bourse de Paris en novembre 2016. Guilhem Vellut CC@2.0

L’agence de presse Bloomberg s’est vu infliger, lundi 16 décembre, une amende de cinq millions d’euros par le gendarme français des marchés financiers (AMF) pour avoir diffusé « des informations qu’elle aurait dû savoir fausses » et qui avaient fait chuter l’action du groupe Vinci le 22 novembre 2016.

L’agence, qui exerce une grande influence sur les salles de marché, avait repris le contenu d’un faux communiqué de presse selon lequel le groupe de BTP lançait une révision de ses comptes à la suite d’irrégularités « très graves ». Bloomberg a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

La Commission des sanctions de l’AMF a estimé que la diffusion de ces fausses informations, qui avaient fait chuter le cours du titre Vinci de 18,28 %, « n’a été précédée d’aucune vérification de la part des journalistes du Speed Desk » de Bloomberg, alors qu’elle faisait « état d’informations d’une grande gravité, laissant présager une chute brutale et immédiate du cours de bourse », selon le communiqué de l’AMF.

Les « règles régissant la profession de journaliste » pas respectées

La commission a jugé que les « règles ou codes régissant la profession de journaliste » n’ont « pas été respectés par la société Bloomberg LP en l’absence de vérification des informations préalablement à leur publication ».

« Nous déplorons la décision rendue aujourd’hui par la Commission des sanctions de l’AMF, qui méconnaît le rôle vital que joue la presse dans une société démocratique », a réagi Bloomberg. L’agence a été « victime de ce hoax [canular informatique] sophistiqué », « au même titre que l’entreprise visée », se défend Bloomberg.

Le communiqué frauduleux avait été reçu également par l’Agence France-Presse (AFP), qui n’avait pas donné suite après s’être aperçue que ce document avait été mis en ligne sur un site Internet miroir, très similaire du vrai site, mais avec une adresse distincte (vinci.group et non vinci.com). Ce communiqué avait même été signé du nom du véritable responsable des relations presse de Vinci, tout en renvoyant à un faux numéro de téléphone portable.

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