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la diplomatie de la « pression maximale » peine à obtenir des résultats

la diplomatie de la « pression maximale » peine à obtenir des résultats

Les arsenaux de sanctions imposés à l’Iran, la Corée du Nord ou le Venezuela tardent à produire les effets souhaités par la Maison Blanche

Par Publié aujourd’hui à 11h10

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Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un le 28 février 2019 à Hanoï.
Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un le 28 février 2019 à Hanoï. Evan Vucci / AP

A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2020, le bilan de l’unilatéralisme musclé prôné par Donald Trump commence à prendre forme. Il reste pour l’instant plutôt maigre. Au nom de l’« America First », le président des Etats-Unis s’est affranchi du jeu des alliances et des contraintes du multilatéralisme. Ce choix constituait l’un des rares points d’entente avec John Bolton, le troisième conseiller à la sécurité nationale du président, limogé mardi 10 septembre, même s’ils divergeaient par ailleurs sur sa finalité.

Compte tenu des doutes sur le sérieux du plan de paix israélo-palestinien de l’administration américaine que la démission de son maître d’œuvre, Jason Greenblatt, a alimentés, et de l’impasse qui prévaut au Venezuela, la « pression maximale » est devenue le maître mot de la diplomatie trumpienne. Profitant de sa supériorité liée à la place du dollar dans les échanges mondiaux, Washington multiplie les opérations punitives. Cette « pression maximale » est déployée dans toute sa vigueur contre la Corée du Nord et l’Iran.

Dans le premier cas, cette politique s’est appuyée sur des sanctions internationales adoptées par les Nations unies. Elle a produit une indéniable détente à partir de 2018, marquée par la fin des essais nucléaires de Pyongyang puis par une rencontre historique à Singapour entre le président des Etats-Unis et Kim Jong-un.

Escalade calculée

Depuis, et en dépit de deux nouvelles rencontres au sommet, au Vietnam en février, puis dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées en juin, les négociations sont au point mort. La définition du terme de « dénucléarisation », qui est au cœur de l’ambition des Etats-Unis, continue de diviser les deux protagonistes. Donald Trump s’efforce pourtant de cultiver la relation personnelle qu’il estime avoir construite avec le dirigeant nord-coréen, quitte à minimiser la portée des essais balistiques auxquels se livre Pyongyang et qui inquiètent les alliés régionaux de Washington.


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