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En Norvège, poussée du vote contestataire aux élections locales

En Norvège, poussée du vote contestataire aux élections locales

Le double scrutin de lundi a confirmé l’éclatement du paysage politique. Alors que les travaillistes enregistrent une défaite historique, les trois partenaires des conservateurs au gouvernement reculent également.

Par Publié aujourd’hui à 11h13, mis à jour à 11h30

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Une Bastholm (à droite) et Arild Hermstad (à gauche), du Parti de l’environnement, célèbrent leurs résultats aux élections locales, le 9 septembre à Oslo.
Une Bastholm (à droite) et Arild Hermstad (à gauche), du Parti de l’environnement, célèbrent leurs résultats aux élections locales, le 9 septembre à Oslo. HAKON MOSVOLD LARSEN / AFP

Difficile de faire plus imagé que le titre de cette analyse publiée sur le site de la télévision publique norvégienne NRK, mardi 10 septembre. « Les Norvégiens font un doigt d’honneur aux partis établis », écrit le journaliste politique Lars Nehru Sand, résumant ainsi la gifle infligée la veille, lors des élections communales et régionales, aux deux formations historiques que sont le Parti travailliste et le Parti conservateur (Hoyre).

C’est désormais presque une tradition dans les pays scandinaves. A chaque scrutin, les grands partis reculent, tandis que les petites formations progressent, contribuant à une fragmentation de plus en plus marquée du paysage politique. Les élections norvégiennes ne font pas exception.

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Pour les travaillistes, la défaite est historique. Ils perdent huit points dans les communes, neuf points dans les comtés. A une certaine époque, pourtant, « travaillistes et conservateurs pouvaient obtenir ensemble environ 70 % des voix », rappelle le quotidien Aftenposten dans son éditorial, le lendemain du vote. Aujourd’hui, ils ne sont qu’à 45 %, incapables de garder leurs électeurs historiques et tout aussi incapables d’en attirer de nouveaux.

Travaillistes et conservateurs s’avèrent incapables de garder leurs électeurs historiques

Ils ne sont pas les seuls : les trois partenaires des conservateurs au gouvernement – le Parti du progrès (Fremskrittspartiet, FrP), les chrétiens-démocrates et les libéraux – reculent également. Aucun ne parvient à capitaliser sur l’entrée en scène d’un nouveau parti politique : Folkeaksjonen nei til mer bompenger (Action populaire en faveur du non à l’augmentation des péages urbains, FNB).

Né en 2014 sur les réseaux sociaux, ce mouvement de protestation réclame la suppression des péages installés à l’entrée des grandes villes, et dont le nombre a fortement augmenté ces dernières années. Il séduit particulièrement les habitants des banlieues et des quartiers périphériques, lassés de payer toujours plus pour financer des projets de développement de transports publics dans les centres-villes.

Lundi, le FNB a enregistré son meilleur résultat (22 %) à Alver, une commune nouvellement créée, rassemblant une dizaine de petites localités, en bordure de Bergen, la deuxième ville du pays, où il réalise son second meilleur score (16 %). A Stavanger, troisième ville de Norvège, il arrive en troisième position, devant le Parti du progrès.


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